Prix Jean-Louis Laclare

Candidatures pour le prix Jean-Louis Laclare 2021

Les candidatures pour le prix Jean-Louis Laclare 2021 sont ouvertes ! Nous attendons vos candidatures. Toutes les infos pour déposer un dossier ici.

Prix Jean-Louis Laclare 2019

Le prix Jean-Louis Laclare a été décerné en 2019 à Hélène Felice.

Hélène Felice travaille au sein du Laboratoire d’Étude des Aimants Supraconducteurs (LEAS) du Département Accélérateurs de Cryogénie et de Magnétisme (DACM) de l’Institut de Recherche sur les Lois Fondamentales de l’Univers (IRFU) du CEA-Paris-Saclay.
En tant qu’ingénieure de recherche, elle est spécialiste des domaines relatifs à la conception et aux technologies des aimants supraconducteurs de haut champ pour les accélérateurs de particules.

En savoir plus.

Le Prix « Jean-Louis Laclare »  est destiné à récompenser un(e) physicien(ne) pour ses travaux remarquables en physique ou en technologie des accélérateurs (l’âge des candidats ne doit pas dépasser 40 ans au jour de remise du prix). Il est décerné tous les deux ans lors des Journées Accélérateurs de la SFP.

Rendez-vous sur cette page du site de la SFP pour déposer votre candidature pour 2021.

Lauréats du prix Jean-Louis Laclare

  • 2019: Hélène Felice
  • 2017: Clément Evain
  • 2015 : Marie Labat et Walid Kaabi
  • 2013 : Antoine Chancé
  • 2011 : Romuald Duperrier
  • 2009 : Jean Luc Biarrotte
  • 2007 : Laurent S. Nadolski
  • 2005 : Nicolas Pichoff
  • 2003 : Robin Ferdinand
  • 2001 : Amor Nadji
  • 2000 : Christian Travier
  • 1998 : Marie Emmanuelle Couprie

Jean-Louis Laclare (1942-2003) est un physicien français, spécialiste des accélérateurs de particules.

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Jean-Louis Laclare fut président de l’interdivision de 1998 à 1999, et il joua un rôle déterminant pour promouvoir notre spécialité à la SFP.
Il eut une carrière scientifique exceptionnelle. Il soutient une thèse relative aux effets non linéaires dans les accélérateurs circulaires de particules en 1970. Puis il entre au CEA en 1971 au sein du Groupe d’Optique Corpusculaire du Département Saturne, après avoir passé une année au Canada où il avait travaillé sur un projet de synchrotron à électrons. Il succède ensuite en 1973 au Professeur Henri Brück à la tête du Groupe de Physique des Accélérateurs, nouvellement créé. Il étudie le remplacement de l’accélérateur Saturne, mis en service en 1958, par un synchrotron à focalisation forte, Saturne II. La mise en service en 1978 de cette installation a un retentissement très important dans la communauté des accélérateurs de particules. En 1983, il est nommé chef du projet MIMAS, synchrotron injecteur de Saturne 2. En 1986, il est détaché du CEA pour diriger la construction du centre de rayonnement synchrotron européen ESRF à Grenoble, avec une équipe constituée de plusieurs centaines de personnes de douze nationalités différentes. En 1996, nommé conjointement par le CEA et le CNRS, il assure la direction de l’avant-projet détaillé du synchrotron SOLEIL. En 1999, il dirige le projet Concert, accélérateur de protons de haute intensité à applications multiples, puis en 2001, le projet de source de neutrons de spallation européenne ESS. Il rejoint en 2002 l’équipe d’étude de Spiral2, source intense d’ions radioactifs.
Tout au cours de sa carrière, il a su montrer sa plus haute compétence dans le domaine des accélérateurs, tant dans les aspects pratiques que théoriques. Il s’est distingué comme un chef de projet remarquable, sachant faire des choix techniques justes, motiver les équipes. Il œuvra pour les collaborations entre différents centres, et mit en place des collaborations pour décrire les avancées notables dans les différents centres. Il a joué un rôle crucial pour bon nombre d’accélérateurs dans notre pays. Et même s’il n’est plus là pour accompagner des équipes actuelles œuvrant à la construction de SOLEIL, elles lui sont redevables de l’énergie, l’intelligence et la compétence dont il a fait preuve pour l’APD.
Plus largement, il a joué un rôle majeur dans la communauté des anneaux de stockage pour le rayonnement synchrotron. Il a toujours aussi su transmettre son savoir et sa compréhension des phénomènes par des cours dans les écoles d’accélérateur et par l’encadrement d’étudiants. Son activité scientifique fut récompensée par le Prix Esclangon de la Société Française de Physique en 1983, pour ses travaux sur l’accélération de particules polarisées dans Saturne. Il reçut la Médaille de Chevalier de l’Ordre National du Mérite en 2001. Il fut aussi membre de très nombreux comités scientifiques internationaux.