Tous les articles par Vincent Le Flanchec

Covid-19 : les grandes infrastructures de recherche s’organisent

Pour faire face à la crise sanitaire du COVID-19, les infrastructures de recherche du CNRS ont dû s’adapter : la plupart ont fermé leurs portes mais certaines doivent maintenir une activité essentielle.

Conséquence directe de la pandémie, la plupart des infrastructures de recherche et très grandes infrastructures de recherche (TGIR) ont réduit leurs activités au strict minimum de sécurité. « Il est plus sage de limiter les activités de recherche qui ne sont pas directement liées au coronavirus », estime Alain Schuhl, directeur général délégué à la science du CNRS, qui organise, avec le président du Comité des très grands équipements scientifiques et grandes infrastructures (TGIR) du CNRS, Eric Humler, un repli en bon ordre.

Plus d’information sur l’adaptation des installations de RMN, l’ESRF et le CERN au contexte de crise sanitaire du COVID-19 sur le site web du CNRS.

CDD chercheur méthodes numériques pour la simulation accélération laser-plasma H/F

Missions

Le/la candidat-e devra piloter le développement de deux nouvelles méthodes numériques dans le code PIC open source SMILEI en collaboration avec les autres membres de l’équipe. Il/Elle participera également à la production scientifique en faisant des simulations d’accélération d’électrons par sillage laser utilisant les méthodes implémentées.

Pour plus d’information et pour candidater, suivre ce lien.

Recherche sur le Covid-19 à SOLEIL et accès rapide

Le Synchrotron SOLEIL, qui accueille jusqu’à 5000 visiteurs par an, aussi bien des utilisateurs de l’installation que le grand public, a été temporairement fermé conformément aux recommandations du gouvernement français, afin de limiter la propagation du Covid-19.

Néanmoins, la recherche scientifique sur la nature du virus, les moyens de se protéger et de réduire sa virulence, reste une priorité.

Pour cette raison SOLEIL a pris plusieurs mesures :

  1. Des efforts sont faits pour rester en contact étroit avec les équipes de recherche françaises actives dans la recherche sur les virus, notamment sur le Covid-19.
  2. Un mécanisme de réouverture de SOLEIL, pour de courtes périodes, afin de permettre des projets de recherche urgents sur le coronavirus, a été mis en place. Ce mécanisme ne sera disponible que pour des expériences urgentes, via le système de proposition d’Accès Rapide, et les expériences seront évaluées par la direction de SOLEIL au cas par cas.
  3. Une fois les restrictions actuelles (distanciation sociale entre autre) assouplies, SOLEIL donnera la priorité à la reprogrammation des projets de recherche pharmaceutique qui ont été reportés en raison de la fermeture de SOLEIL.
  4. Les scientifiques de SOLEIL travaillent en étroite collaboration avec nos partenaires de l’industrie pharmaceutique sur place (le laboratoire LBS3), afin de maintenir un programme minimal tout en respectant les critères de distanciation sociale.

Retrouvez toutes les précisions utiles et contacts sur la page correspondante du site du synchrotron SOLEIL.

La plateforme Precy désormais opérationnelle

Photo IPHC – Vue de la ligne d’irradiation dans la nouvelle salle expérimentale .

Après deux ans de travaux, Precy, la nouvelle infrastructure d’irradiation et de radiobiologie de l’IPHC a reçu son premier faisceau de protons au mois de janvier 2020. Elle est désormais prête à accueillir les chercheurs.

Precy est la nouvelle composante du plateau technique Cyrcé développé depuis 2008 à l’IPHC. Ce vaste projet a pour ambition de rassembler sur un même site et autour d’un nouveau cyclotron de 25 MeV, toutes les composantes essentielles aux études de biologie et de cancérologie utilisant les technologies de marquage et/ou de traitement nucléaires.

Plus d’informations : http://www.iphc.cnrs.fr/-PRECy-.html

Naissance de l’IJCLab

Né au 1er janvier 2020, le Laboratoire de physique des deux infinis Irène Joliot-Curie (IJCLab – Université Paris-Saclay, CNRS), est le fruit du regroupement de cinq laboratoires de physique implantés sur le campus d’Orsay : le Centre de sciences nucléaires et de sciences de la matière (CSNSM), le laboratoire Imagerie et modélisation en neurobiologie et cancérologie (IMNC), l’Institut de physique nucléaire d’Orsay (IPNO), le Laboratoire de l’accélérateur linéaire (LAL) et le Laboratoire de physique théorique (LPT).

Ces laboratoires ont partagé nombre de projets scientifiques et une histoire commune, celle-là même qui est à l’origine et au développement du campus.

Avec ses quelques 800 collaborateurs, ce laboratoire d’envergure a vocation à couvrir de multiples domaines de la physique des deux infinis et de ses applications, grâce notamment à des pôles scientifiques aux disciplines bien établies, et d’autres aux domaines émergents et aux activités d’interface : physique des hautes énergies, physique nucléaire, astroparticules & cosmologie, énergie & environnement, physique des accélérateurs, physique théorique, physique et santé. Doté d’infrastructures et de plateformes technologiques (Andromède, ALTO, Laserix, SCALP, Supratech), IJCLab fait état de compétences techniques et d’expertises remarquables, parfois uniques. Il a la capacité et l’ambition de mener des projets à grande échelle aux niveaux national et international, mais aussi de stimuler et soutenir des projets à plus petite échelle, ainsi que des projets à cycle plus court survenant en fonction des événements scientifiques récents et/ou des percées techniques.

Grâce à ses liens privilégiés avec l’Université Paris-Saclay et l’Université de Paris, IJCLab offre aux étudiants, aux chercheurs et enseignants-chercheurs, un environnement favorable à l’enseignement, à la formation et au transfert de connaissances.